L'apiculture postpétrole
C'est à ce temps-ci de l'année que je recommence le travail
en apiculture. J'ai toujours considéré que cet ouvrage me permettrait de
devenir plus indépendant dans une société où l'accès à l'énergie deviendrait
plus difficile à obtenir. Par contre, je suis également conscient que ce
travail est grandement facilité par l'accès à l'énergie et aux produits créés
industriellement. J'ai donc décidé de faire une analyse des façons dont mon
expérience serait modifiée si une grande catastrophe énergétique avait lieu. Le
scénario que je présente n'est que ce qui se passerait si cette crise énergétique
causait un effondrement des structures sociales telles que nous le connaissons.
Ceci n'est donc qu'une possibilité éventuelle et je ne crois personnellement
pas que c'est ce qui se passera.
Premièrement, il faut savoir que je circule beaucoup en auto
pour aller visiter tous les ruchers. Si le pétrole devenait inaccessible, il
faudrait que je trouve une façon efficace de transporter mon matériel entre mes
six ruchers. Comme ils ont tous un minimum de trois kilomètres entre chacun
d'entre eux et qu'il y en a un à plus de 20 kilomètres de chez moi, vous pouvez
bien imaginer les difficultés que j'éprouverais. Je sais que quelques personnes
dans d'autres pays s'occupent de leurs ruches avec des chariots qu'ils traînent
avec leur bicyclette. Je sais que, dans une situation où le pétrole deviendrait
inaccessible, je serais obligé de le faire moi aussi, mais je peine à
m'imaginer transporter des ruches de 100 kilogrammes en bicyclette. Pour l’extraction
du miel, je dois également rapporter de grosses quantités de boîtes de 30
kilogrammes jusqu'à chez moi. Si je n'avais pas accès à une automobile, je
serais définitivement obligé de déménager mes ruches plus proches l'une de
l'autre. Même si je faisais cela, je passerais probablement plus de la moitié
de mon temps à me déplacer entre les ruchers et à déplacer du matériel.
La structure de bois qui abrite les abeilles est créée à
partir de morceaux faits industriellement. Par conséquent, dans une société postpétrole,
je serais obligé d'apprendre à travailler le bois ou de me trouver quelqu'un
dans la région qui le ferait pour moi. En fait, les grandes usines cesseraient
probablement leur production suite à une grande catastrophe énergétique. Comme
le transport serait probablement originalement très limité, il faudrait trouver
une façon de trouver ou de créer tous les morceaux nécessaires à mon métier
dans la région. Cela serait encore beaucoup plus difficile pour les morceaux de
métal comme l'extracteur à miel. Pour combler le vide, je serais probablement
obligé d'utiliser des techniques ancestrales qui ne produisent pas des
résultats idéals ou qui sont simplement plus difficiles.
Finalement, lorsque j'aurais finalement extrait le miel,
j'aurais probablement beaucoup de difficulté à le distribuer. Ceci peut
paraître ridicule, mais je peux très bien produire quelques tonnes de miel dans
une saison. Alors que je ne vois même pas de difficulté à le distribuer avec une
automobile, ce travail deviendrait soudainement un grand tracas.
Le scénario démontré ci-dessus permet de démontrer comment
tellement de choses que nous faisons actuellement seraient infiniment plus
difficiles sans pétrole et tout ce qu'il procure. En effet, bien que je ne
mentionne que ce qu'il se passerait avec mon apiculture, la même chose se
produirait dans tous les aspects de la vie.
Je démontre comment mon expérience d'apiculture serait
complètement transformée par un manque d'énergie facile. Par contre, il n'en
reste pas moins que je suis quand même capable de m'occuper de ruches et donc
de produire un produire quelque chose d'important de façon indépendante. En
effet, s'il y avait beaucoup de pénuries, le sucre serait très recherché, et je
serais capable de subvenir au besoin de beaucoup de gens. Il serait intéressant
que plus de gens dans la région tentent de devenir plus indépendant, ne
serait-ce que d'un peu. Voilà la suggestion que m'a présentée mon père pour
faire face au problème d'énergie. C'est également à celle-ci que j’adhère, en
plus de tenter de conscientiser les gens pour réduire l'ampleur du problème.
L'apiculture postpétrole
C'est à ce temps-ci de l'année que je recommence le travail
en apiculture. J'ai toujours considéré que cet ouvrage me permettrait de
devenir plus indépendant dans une société où l'accès à l'énergie deviendrait
plus difficile à obtenir. Par contre, je suis également conscient que ce
travail est grandement facilité par l'accès à l'énergie et aux produits créés
industriellement. J'ai donc décidé de faire une analyse des façons dont mon
expérience serait modifiée si une grande catastrophe énergétique avait lieu. Le
scénario que je présente n'est que ce qui se passerait si cette crise énergétique
causait un effondrement des structures sociales telles que nous le connaissons.
Ceci n'est donc qu'une possibilité éventuelle et je ne crois personnellement
pas que c'est ce qui se passera.
Premièrement, il faut savoir que je circule beaucoup en auto
pour aller visiter tous les ruchers. Si le pétrole devenait inaccessible, il
faudrait que je trouve une façon efficace de transporter mon matériel entre mes
six ruchers. Comme ils ont tous un minimum de trois kilomètres entre chacun
d'entre eux et qu'il y en a un à plus de 20 kilomètres de chez moi, vous pouvez
bien imaginer les difficultés que j'éprouverais. Je sais que quelques personnes
dans d'autres pays s'occupent de leurs ruches avec des chariots qu'ils traînent
avec leur bicyclette. Je sais que, dans une situation où le pétrole deviendrait
inaccessible, je serais obligé de le faire moi aussi, mais je peine à
m'imaginer transporter des ruches de 100 kilogrammes en bicyclette. Pour l’extraction
du miel, je dois également rapporter de grosses quantités de boîtes de 30
kilogrammes jusqu'à chez moi. Si je n'avais pas accès à une automobile, je
serais définitivement obligé de déménager mes ruches plus proches l'une de
l'autre. Même si je faisais cela, je passerais probablement plus de la moitié
de mon temps à me déplacer entre les ruchers et à déplacer du matériel.
La structure de bois qui abrite les abeilles est créée à
partir de morceaux faits industriellement. Par conséquent, dans une société postpétrole,
je serais obligé d'apprendre à travailler le bois ou de me trouver quelqu'un
dans la région qui le ferait pour moi. En fait, les grandes usines cesseraient
probablement leur production suite à une grande catastrophe énergétique. Comme
le transport serait probablement originalement très limité, il faudrait trouver
une façon de trouver ou de créer tous les morceaux nécessaires à mon métier
dans la région. Cela serait encore beaucoup plus difficile pour les morceaux de
métal comme l'extracteur à miel. Pour combler le vide, je serais probablement
obligé d'utiliser des techniques ancestrales qui ne produisent pas des
résultats idéals ou qui sont simplement plus difficiles.
Finalement, lorsque j'aurais finalement extrait le miel,
j'aurais probablement beaucoup de difficulté à le distribuer. Ceci peut
paraître ridicule, mais je peux très bien produire quelques tonnes de miel dans
une saison. Alors que je ne vois même pas de difficulté à le distribuer avec une
automobile, ce travail deviendrait soudainement un grand tracas.
Le scénario démontré ci-dessus permet de démontrer comment
tellement de choses que nous faisons actuellement seraient infiniment plus
difficiles sans pétrole et tout ce qu'il procure. En effet, bien que je ne
mentionne que ce qu'il se passerait avec mon apiculture, la même chose se
produirait dans tous les aspects de la vie.
Je démontre comment mon expérience d'apiculture serait
complètement transformée par un manque d'énergie facile. Par contre, il n'en
reste pas moins que je suis quand même capable de m'occuper de ruches et donc
de produire un produire quelque chose d'important de façon indépendante. En
effet, s'il y avait beaucoup de pénuries, le sucre serait très recherché, et je
serais capable de subvenir au besoin de beaucoup de gens. Il serait intéressant
que plus de gens dans la région tentent de devenir plus indépendant, ne
serait-ce que d'un peu. Voilà la suggestion que m'a présentée mon père pour
faire face au problème d'énergie. C'est également à celle-ci que j’adhère, en
plus de tenter de conscientiser les gens pour réduire l'ampleur du problème.
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