vendredi 25 avril 2014

L'apiculture postpétrole

C'est à ce temps-ci de l'année que je recommence le travail en apiculture. J'ai toujours considéré que cet ouvrage me permettrait de devenir plus indépendant dans une société où l'accès à l'énergie deviendrait plus difficile à obtenir. Par contre, je suis également conscient que ce travail est grandement facilité par l'accès à l'énergie et aux produits créés industriellement. J'ai donc décidé de faire une analyse des façons dont mon expérience serait modifiée si une grande catastrophe énergétique avait lieu. Le scénario que je présente n'est que ce qui se passerait si cette crise énergétique causait un effondrement des structures sociales telles que nous le connaissons. Ceci n'est donc qu'une possibilité éventuelle et je ne crois personnellement pas que c'est ce qui se passera.

Premièrement, il faut savoir que je circule beaucoup en auto pour aller visiter tous les ruchers. Si le pétrole devenait inaccessible, il faudrait que je trouve une façon efficace de transporter mon matériel entre mes six ruchers. Comme ils ont tous un minimum de trois kilomètres entre chacun d'entre eux et qu'il y en a un à plus de 20 kilomètres de chez moi, vous pouvez bien imaginer les difficultés que j'éprouverais. Je sais que quelques personnes dans d'autres pays s'occupent de leurs ruches avec des chariots qu'ils traînent avec leur bicyclette. Je sais que, dans une situation où le pétrole deviendrait inaccessible, je serais obligé de le faire moi aussi, mais je peine à m'imaginer transporter des ruches de 100 kilogrammes en bicyclette. Pour l’extraction du miel, je dois également rapporter de grosses quantités de boîtes de 30 kilogrammes jusqu'à chez moi. Si je n'avais pas accès à une automobile, je serais définitivement obligé de déménager mes ruches plus proches l'une de l'autre. Même si je faisais cela, je passerais probablement plus de la moitié de mon temps à me déplacer entre les ruchers et à déplacer du matériel.

La structure de bois qui abrite les abeilles est créée à partir de morceaux faits industriellement. Par conséquent, dans une société postpétrole, je serais obligé d'apprendre à travailler le bois ou de me trouver quelqu'un dans la région qui le ferait pour moi. En fait, les grandes usines cesseraient probablement leur production suite à une grande catastrophe énergétique. Comme le transport serait probablement originalement très limité, il faudrait trouver une façon de trouver ou de créer tous les morceaux nécessaires à mon métier dans la région. Cela serait encore beaucoup plus difficile pour les morceaux de métal comme l'extracteur à miel. Pour combler le vide, je serais probablement obligé d'utiliser des techniques ancestrales qui ne produisent pas des résultats idéals ou qui sont simplement plus difficiles.

Finalement, lorsque j'aurais finalement extrait le miel, j'aurais probablement beaucoup de difficulté à le distribuer. Ceci peut paraître ridicule, mais je peux très bien produire quelques tonnes de miel dans une saison. Alors que je ne vois même pas de difficulté à le distribuer avec une automobile, ce travail deviendrait soudainement un grand tracas.

Le scénario démontré ci-dessus permet de démontrer comment tellement de choses que nous faisons actuellement seraient infiniment plus difficiles sans pétrole et tout ce qu'il procure. En effet, bien que je ne mentionne que ce qu'il se passerait avec mon apiculture, la même chose se produirait dans tous les aspects de la vie.


Je démontre comment mon expérience d'apiculture serait complètement transformée par un manque d'énergie facile. Par contre, il n'en reste pas moins que je suis quand même capable de m'occuper de ruches et donc de produire un produire quelque chose d'important de façon indépendante. En effet, s'il y avait beaucoup de pénuries, le sucre serait très recherché, et je serais capable de subvenir au besoin de beaucoup de gens. Il serait intéressant que plus de gens dans la région tentent de devenir plus indépendant, ne serait-ce que d'un peu. Voilà la suggestion que m'a présentée mon père pour faire face au problème d'énergie. C'est également à celle-ci que j’adhère, en plus de tenter de conscientiser les gens pour réduire l'ampleur du problème.






jeudi 24 avril 2014

L'énergie marémotrice

Bon quand on entend toutes les sortes d'énergie renouvelable, le l'énergie marémotrice revient assez souvent. Comme je me demandais comment cette méthode de production fonctionne, j'ai fait une petite recherche. Voici ce que j'ai trouvé.
 L'énergie marémotrice provient évidemment du mouvement d'eau provoqué par les marées. Il existe deux méthodes pour pouvoir récupérer l'énergie. La première, utilise la différence de niveau d'eau créée par la marée : on construit des barrages pour isoler une baie du reste de l'océan. Lorsque le niveau d'eau baisse, le courant s'éloignant de la côte fait tourner les turbines. Par la suite, lorsque le niveau d'eau monte, le courant à sens inverse fait tourner les turbines dans l'autre sens. Le fonctionnement général d'une usine marémotrice est donc semblable à celui d'un barrage hydroélectrique qui recevrait du courant dans les deux sens. 

La seconde méthode consiste simplement à installer des turbines hydroliennes dans le fond marin. Ces turbines tourneront ainsi avec le courant, un peu de la même façon que fonctionnent les turbines éoliennes. Cette méthode est favorisée puisqu'elle coûte moins cher et qu'elle nuit beaucoup moins à l'environnement.

L'énergie marémotrice est stable et perpétuelle. Par contre, elle comporte quelques problèmes. En effet, son exploitation requiert des endroits assez particuliers pour être fonctionnelle. Il faut des endroits avec une très grosse amplitude de marée et des fonds marins solides pour que les structures restent stables. De plus, les barrages utilisés dans la première méthode nuisent beaucoup à l'environnement. Ils créent une accumulation de vase dans la baie et isolent l'écosystème de la baie. En plus de tout ça, l'investissement initial est énorme.

Étant donné que cette méthode de production est si néfaste et qu’elle est difficile à construire, elle ne représente qu'un peu moins de 2 % de la production mondiale d’électricité. Voilà pourquoi on la mentionne assez souvent, mais qu’elle n’est jamais considérée comme un enjeu important.

La plus grande usine marémotrice se situe à Rance, en France. Construite en 1967, elle s'étend sur 750 mètres et comporte 24 turbines. L'amplitude des marées est de 13,5 mètres et l'usine génère 55 gigawatts/heure, ce qui est suffisant pour subvenir aux besoins électriques d'une ville anglaise d'environ 200 000 habitants.

http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/dico/d/energie-renouvelable-centrale-maremotrice-6665/
http://www.mtaterre.fr/dossier-mois/archives/chap/1104/Une-energie-marine-bien-developpee%C2%A0-l-energie-des-marees
http://science-energie.chez-alice.fr/energie/mar%E9eav.htm

http://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/energie-maremotrice